Œnotourisme en D.O. TORO
Dans les années 70 du XXe siècle furent faits les premiers pas pour créer ce qui, avec le temps, deviendrait l’appellation d’origine Toro, dont l’aboutissement survint en 1987. Actuellement, le Conseil Régulateur de l’appellation d’origine Toro garantit la qualité de 63 caves.
L’évolution qu’elles ont connue au cours des dernières décennies les a amenées à devenir les protagonistes du bouillonnement que suscite la critique des vins tant au niveau national qu’international.
Une zone unique pour des vins uniques
La province de Zamora est située à l’extrémité occidentale de la région de Castille-et-León. La zone de production des vins protégés par la D.O. Toro se trouve au sud-est de la province de Zamora et au sud-ouest de la province de Valladolid. Elle comprend une partie des comarques naturelles de Tierra del Vino, Valle del Guareña et Tierra de Toro et jouxte les páramos de Tierra del Pan et Tierra de Campos.
L’étendue totale de la zone couverte par la D.O. Toro englobe 62 000 hectares de terrain ; la superficie consacrée au vignoble est de 8 000 hectares, dont 5 376 sont enregistrés auprès du Conseil Régulateur, appartenant à 1 019 viticulteurs inscrits.
La terre et le climat
La zone de production des vins protégés par la D.O. Toro se trouve au sud-est de la province de Zamora et au sud-ouest de la province de Valladolid. Elle comprend une partie des comarques naturelles de Tierra del Vino, Valle del Guareña et Tierra de Toro et jouxte les páramos de Tierra del Pan et Tierra de Campos.
Zones
Le sol est formé de sédiments de grès, d’argiles et de poudingues calcaires pliocènes, qui en surface donnent naissance à des sols bruns calcaires sur matériau non consolidé. Ils alternent depuis des matériaux limoneux jusqu’à des grès à grain grossier et fin avec des niveaux de calcaires et de marnes détritiques formés durant le Miocène.
L’altitude des vignobles est comprise entre 620 m et 750 m, ces sols appartenant à l’ère tertiaire.
Microclimats
La zone de cette appellation est caractérisée par un climat continental et extrême avec des influences atlantiques, de caractère aride.
Toutes ces conditions climatiques, froid extrême en hiver, grand nombre d’heures de soleil, etc., confèrent une qualité exceptionnelle au raisin, ce qui est primordial pour l’élaboration de bons vins.
L’engagement envers la qualité entraîne le respect d’une réglementation en vigueur rigoureuse, dictée par le règlement qui régit l’appellation d’origine Toro. Ce règlement couvre l’ensemble du processus avec des normes spécifiques allant de l’implantation du vignoble et de ses pratiques culturales jusqu’à la commercialisation du produit embouteillé ; détaillant dans chaque cas les normes de qualification du produit protégé, d’étiquetage, de vendange, de production et d’expédition du produit, etc., qui dans leur ensemble garantissent l’origine et la certification du produit.
Les vins rouges sont élaborés principalement avec la variété Tinta de Toro, en recherchant toujours le degré de maturité nécessaire pour obtenir des vins où l’équilibre de leurs composants aboutit à la remarquable qualité des vins.
Le raisin égrappé est encuvé dans des cuves où il fermentera en présence des pellicules pendant une durée qui dépendra du type de vin à obtenir. Ainsi les vins jeunes auront des encuvages plus courts et les vins destinés au vieillissement en barriques de chêne bordelaises auront des macérations plus longues, une extraction que la barrique domptera avec le temps en renforçant leur longevité.
TINTA DE TORO
Variété autochtone par excellence dont on ne possède guère d’informations sur les origines. On considère que ce furent les Romains (210 av. J.-C.) les véritables promoteurs de la viticulture dans le bassin du Duero, envahissant le territoire auparavant vaccéen et détruisant totalement la ville sous les ordres du général carthaginois Hannibal.
Le 11 janvier 1505 furent proclamées les 83 lois à Toro, celle-ci étant le siège des Cortes ; une ville qui, des siècles plus tard, se consoliderait comme capitale de province. Nombreux sont les documents qui, tout au long de ces années, ordonnent, réglementent et reconnaissent la culture de la vigne et son importance économique dans la ville. Le vin de Toro voyagea vers le nouveau monde en baptisant sa découverte, en raison de caractéristiques qui le faisaient perdurer et se conserver lors de si longs voyages.
Après l’invasion phylloxérique en Espagne en 1870, la culture de la vigne subit une grande reconversion, et c’est à Toro que la variété Tinta de Toro ancre ses racines dans des terrains sableux meubles et bien drainés, la multiplication du vignoble franc de pied se conservant jusqu’à nos jours. À cette date, Toro dispose de sa propre Station Œnologique située dans la ville, offrant des services techniques aux besoins vitivinicoles de l’époque. Le 26 mai 1933, Toro se voit octroyer pour la première fois l’appellation d’origine. (Publication Gaceta 4 juin 1933)
En 1990, la Junta de Castille-et-León s’engage dans un plan de sélection clonale et sanitaire de la vigne, sauvant et multipliant les variétés autochtones de la Communauté, parmi elles la Tinta de Toro, qui jouit à ce moment du sceau de certification en tant que variété autochtone, portant un nom propre, avec des caractéristiques agronomiques et ampélographiques bien définies. Son commerce est expédié avec une étiquette bleue et son numéro de clone correspondant.
Expériences à vivre en D.O. Toro
Découvrez cette région viticole entre Zamora et Valladolid.